RECHERCHES & CRÉATIONS

Recherche documentaire.

Clown.

Mythes et contes...du réel.

Théâtre musical.

Choeur antique.

UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE -

SÉANCE DU 14 DÉCEMBRE 1774

 

La Partie de chasse de Henri IV  (Charles Collé) ;

Les Amants généreux (Marc-Antoine-Jacques Rochon de Chabannes).

Goguette. Nom féminin. (Ancien français gogue, réjouissance). Au XIIIe siècle, société privée d’une vingtaine de personnes maximum où l’on rit, boit chante et échange pamphlets et autres douceurs. Au XXI siècle, salle de répétition ou autre lieu de création dans lequel les apprentis artistes que nous sommes travaillent en chœur, entre amis, dessinateurs, peintres, vidéastes, musiciens et comédiens. En goguette. En léger état d’ivresse, émoustillé, en colère parfois, mais toujours en effervescence, dans l’échange et le partage.

Dans La Partie de chasse de Henri IV – pièce qui promeut l’image d’un roi bon et près du peuple au moment de l’avènement de Louis XVI –, Henri IV, au faîte de la gloire et de sa puissance, s’égare en chassant dans la forêt de Sénart. Il y fait la rencontre d’un paysan nommé Michau, qui, sans reconnaître le roi, lui offre l’hospitalité. Henri accepte de grand cœur, est traité à la bonne franquette par ces braves gens qui le trouvent aimable, mais qui lui reprochent de ne pas manifester assez d’enthousiasme pour le « père du peuple », Henri IV. Touché jusques au fond du cœur, il dote les enfants de Michau et punit le marquis de Concini, qui avait enlevé Agathe, la fiancée du fils de Michau...

Mise en espace de Laura Elias et Marie Roth.
Avec Gabrielle Cohen, Rémi Dayre, Jérémie Edery, Laura Elias, Rémi Grosset, Thomas Kellet, Clara Parr Gribbell, Camille Pierron, Vincent Pierron, Yohann Propin, Loïc Renard, Marie Roth

Les Amants généreux est une comédie de Rochon de Chabannes d’après Minna von Barnhelm, ou la Fortune du Soldat de Lessing (1767). La Prusse se remet à peine de la Guerre de Sept ans menée par Frédéric II. Le major Téleim est injustement mis à pied et vit reclus dans une auberge berlinoise. La comtesse Minna von Barnhelm, sa fiancée pendant la guerre, est sans nouvelle de lui. Elle s’en va à Berlin afin de le persuader de vaincre le diktat de l’honneur et d’épouser la douceur de l’amour. La pièce interroge la liberté d’action des hommes dans une société où la morale domine et dicte les règles du « combat pour l’honneur ». Mais si l’honneur règne sur les hommes, il ne gouverne finalement pas.

LES 9 MONDES

L’académie royale de musique, le quintet Woods of Norway (élèves en master), accompagnés d’un narrateur, et du collectif Sirènes (Laura Elias et Marie Roth) se sont associés à l’Institut français de Norvège à Oslo pour une coproduction avec Pierre Thilloy qui a écrit texte et musique pour ce nouveau mélodrame. Il s’agissait pour Sirènes d’une première mise en scène d’une pièce musicale. L’enjeu était particulièrement de travailler avec de jeunes musiciens qui n’avaient jamais eu l’occasion d’aborder la forme du concert mis en scène.

MYSTÈRE POUR

PETITS CHAPERONS ROUGES

Concept de spectacle "mystère" de Laura Elias et Marie Roth

Suivant la géographie allégorique de la « Carte d'Éros » inspirée par la « Carte de Tendre », différentes versions du Petit chaperon rouge tentent de trouver le chemin de leur propre "village d'Eros".

Cette pièce propose une réflexion sur l'Eros à travers le temps. L'idée est de construire une série de tableaux correspondant chacun à une époque, comme un pas de plus en direction du village d'Eros. Les perfomeurs voyagent du mythe d'Aristophane à l'éros digital de notre temps, en passant par d'autres mythes comme celui Tristan et Iseult avec une version revue de l'air de Wagner « Liebestod », mais aussi à travers, entre autres, les courtes nouvelles et poèmes de Georges Bataille.

LA FLÛTE ENCHANTÉE

Projet de théâtre musical d'après Wolfgang Amadeus Mozart

Angoisses créatrices

 

La flûte enchantée se livre en partie à une lutte contre l’angoisse par une plus grande connaissance de soi.

L’angoisse et le phénomène de dépersonnalisation, à travers lequel elle se manifeste, sont partagés par un grand nombre d’êtres humains. La manière de l’éprouver est cependant propre à chaque époque, âge et individu. De plus en plus d’enfants sont amenés à vivre ce phénomène qui, une fois éprouvé, accompagne un être à vie. En ce sens, Tamino incarne la réalité de ce phénomène dans le voyage en pays inconnu, au commencement de sa vie et de sa conscience du monde. La rencontre des trois dames qui le sauvent d’un serpent monstrueux, avant de lui demander de partir à la recherche de la fille de la Reine de la nuit signe le début de ce trouble anxiogène. Sa rencontre avec Sarastro et les templiers qui le préparent à un rite initiatique pour affronter différentes épreuves de la maturité lui permet de traverser cette épreuve.

 

Cet axe sera présent dès le prologue, inspiré de La Nausée de Sartre. 

Dessins de Charlotta Hench, Scénographe.

Miroirs et magie 

 

Le second axe s’inscrit en continuité du premier : les angoisses et moments de dépersonnalisation se traduisent souvent par une transformation de la réalité, une modification de la prise de conscience de l’existence. Pour traduire ces effets, nous souhaitons, tant dans la mise en scène que dans la scénographie, travailler autour du miroir, de la déformation et de la défragmentation, des trop pleins et des trous noirs : un lieu où le monde est parfois inversé (comme dans le conte d’Alice au pays des merveilles) et qui peut se défaire sous nos pieds. 

Le monstre que Tamino voit apparaître ne serait-il pas la personnification d’un défi insurmontable ?

Si ces moments d’étrangeté suscitent en l’humain des mouvements de peur, et un questionnement philosophique sur l’existence pour les uns, ils peuvent aussi susciter une imagination fantastique chez les autres. La magie, au sens large, s’impose donc à nous. Nous proposons qu’elle soit essentiellement réalisée par le choeur qui se chargera de la narration.

Ode aux clowns et aux bouffons

 

Dans la Flûte enchantée on retrouve à la fois poésie, volupté, mélancolie et angoisse, mais aussi l’ironie et la comédie. Des qualités que les bouffons et les clowns ont su porter depuis toujours. C’est pourquoi nous avons décidé de leur donner une place centrale. Si l’oeuvre porte un message moral fort, articulé dans un dialogue manichéen entre forces sombres (la Reine de la nuit) et forces lumineuses (Sarastro), nous souhaitons donner la parole à ceux qui ont trouvé la sagesse dans la folie ou la naïveté apparentes. Sous forme d’un choeur ils assureront la narration. Le clown est l’être le plus fragile et naïf qui soit, mais son regard aide souvent à voir le quotidien de manière poétique. Quant aux fous, aux bouffons, leur prétendue folie leur donne le droit de viser « là où ça fait mal », de dire tout haut ce que l’on pense tout bas. Nous voulons donner la parole à « ceux qui ne croient en rien et se moquent de tout». Leur moquerie bouffonesque ou naïveté hypersensible renversent la vision du monde d’une manière toujours rassurante (par le rire ou la compassion) et ont le pouvoir de mettre « en espace le mystère des choses 2». 

1. J. Lecoq, Le corps poétique, Actes Sud, 1997, p. 162.

2. Ibid., p. 164.

LE PEUPLE DE LA MER

Projet de recherche & création d'Elise Roy et Marie Roth

Le peuple de la mer (titre provisoire) sera créé à partir d’une recherche documentaire menée dans une agence de Pôle Emploi. Elle traitera des trajectoires de vie, interactions et enjeux à l’œuvre dans ce lieu totem, christalisateur de problématiques contemporaines. Sirènes souhaite ainsi faire du réel la matière première du spectacle vivant pour lui donner la force du politique.

Six interprètes de Sirènes, figures d’enquêteurs à la fois passeurs

mais aussi transformateurs du réel, viendront révéler leurs interprétations des fragments récoltés (mots, gestes, intonations, objets), par le prisme de

Muni de ces matériaux du réel, Sirènes souhaite ensuite questionner leur traitement artistique par un travail de recherche et d’expérimentation au plateau et se posera la quesrtion de savoir si une forme de "théâtre documentaire clownesque et magique" (au sens où l'irréel fait irruption dans le réel) est possible.

six langages artistiques chers au collectif, et à priori éloignés de toute représentation

réaliste : la poésie du clown, la satire du bouffon, l’expressionnisme de la danse-théâtre, la fantaisie du conte musical et la tragédie du chœur.

En filigrane, l‘univers du monde marin viendra faire écho au monde social du travail et à ses acteurs. Si la lumière se diffracte et disparaît dans l'eau, les vibrations et les sons, eux, s'y diffusent plus rapidement. Tendons l'oreille.

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